[01] Et un jour... Quelque part ? [Deva (textes) / Enaya (images)]  (Evènements 2008) posté le mardi 01 juillet 2008 07:36


Notre histoire à Tim et moi n’avait pas de quoi passionner les éditions Harlequin. On ne risquait en effet pas non plus de nous arrêter pour « excès de romantisme sur la voie publique ». Non. Je l’adorais, il m’adorait…Mais ça s’arrêtait là.
A vrai dire je me considérais chanceuse. Mes amies autour de moi étaient toutes empêtrées dans d’absurdes histoires sentimentales. Romantiquement et passionnément chiantes. Pouah ! Non franchement, j’avais la chance d’avoir un petit ami adorable qui menait sa vie comme je menais la mienne : Indépendamment l’un de l’autre.

Pourtant, il y avait une petite voix au fond de moi qui me chuchotait des choses étranges... Et les Roméo et Juliette ? Et les Tristan et Iseult, les Rhett Butler et les Scarlett O’hara ?  Bon… Fallait dire que tous ces abrutis d’amants éternels, j’en passe et des meilleures, avaient tous fini de manière plus plus ou moins tragique. Au moins,ça ne risquait pas de m’arriver. J’étais déjà bien assez gaffeuse comme ça dans la vie de tous les jours.

Pourtant, je n’avais pas tout le temps pensé comme ça.

Petite je m’inventais un monde imaginaire, où un amoureux m’attendait.
J’en rêvais même la nuit. Toutes les nuits...

Des rêves étranges, qui n’avaient pourtant pas influencé ma vie sentimentale actuelle.


La sonnette de la porte d’entrée tinta, et comme d’habitude à cette heure là, c’était forcément Tim. Je me jetai sur la porte, l’ouvris à la volée et l’embrassai...

Je fermai les yeux à m’en fendre les paupières. Pour oublier qu’il n’était que lui et pas un des héros de mon enfance.

Je me blottis dans ses bras et je me sentis, à ma grande surprise, apaisée, et merveilleusement bien. Pour la première fois depuis des mois, en sa compagnie je me sentis…Légère. J’avais l’impression que
tout s’effaçait, j’ai l’impression de fondre.

Mais… Je ne reconnaissais pas sa manière d’embrasser. Ce n’étaient plus des lèvres molles qui m’embrassaient  plus amicalement que passionnément. Ce n’était plus un baiser fiévreux qui précédait l’acte amoureux.

Non, ce baiser là, était un cadeau du Ciel.
Je ne comprenais pas.


Et là… Vinrent ces images dans mon esprit. Ma tête qui tournait… Et ces milliers de sensations qui m’envahirent. L’impression d’avoir de l’or chaud qui coule dans mes veines, une envie brutale de me fondre à l’intérieur de sa chair… L’impression de ne faire qu’un, et pourtant être deux… et je…  Oui je me souviens.


Alors que j’ouvris les yeux, et m’attendis, médusée, à me trouver face à Tim, je fus finalement face à… Mon voisin de palier, aperçu par hasard tout à l’heure, alors qu’il prenait possession de son nouvel appartement.

Complètement gêné, il se recula, et en me regardant dans les yeux, il me demanda :

- On ne se serait pas déjà vu quelque part ?


Et à nouveau dans mon esprit, défilèrent ces images, ces morceaux d’histoires… Vécues ou imaginaires ? Les mêmes que dans mon enfance.

Et je compris.
Je compris que rien n’avait de valeur sans risques. Plus on risquait gros, plus le bonheur était à portée de main. Et que parfois, il valait mieux tout perdre, plutôt que de s’enfoncer dans l’ennui.  Après tout, peut être que c’était plus que des rêves.

Il n’en restait pas moins que je venais d’embrasser à pleine bouche un type que je ne connaissais pas… Enfin pas dans cette vie apparemment. Et que… J’étais en train de me prendre les pieds dans mon tapis.


- Pas encore…Ma voix n’était qu’un murmure.  

C’est le début. Ce n’est que le début. Je le sens.
Et merde. Foutu tapis. Là j’ai vraiment l’air ridicule…

lien permanent

Concours "Première rencontre"  (Evènements 2008) posté le mardi 01 juillet 2008 07:36

 

Voici donc les gagnantes du concours de textes illustrés organisé sur le forum pour le mois de juin 2008 consacré à la romance.

Bravo à Deva et Enaya qui ont su toucher les forumeurs avec leur texte sensible et leurs images douces et travaillées. Des félicitaions aussi à Angenoire, seconde et aux ex aequo SheZeve, Asuka / Enorah en troisième position.


Un grand merci également à toutes les autres participantes (eh oui, il n'y avait que des filles), dont vous pouvez consulter textes et images dans les archives de la partie évènements du forum.

01 >> Finette / Lindsay >> Rencontre sous la pluie
02 >> Jayden >> Les cicatrices du destin
03 >> Angenoire
04 >> zohus >> Baby blues
05 >> Tifet / maGma >> Naissance d'un amour
06 >> Aingeal / Starwoman >> Ad vitam eternam
07 >> Koelia >> La pianiste
08 >> PommeKiwi
09 >> Jaane / Itifetia >> Rencontre d'un son avec le cœur qui l'oublie.
10 >> Deva / Enaya >> Et un jour... Quelque part ?
11 >> Nienna >> Rendez-vous à jamais
12 >> SheZeve >> La passante du boulevard des cœurs brisés
13 >> Enorah / Asuka
14 >> Noemie / Aziiat

 

Pour Juillet / Août nous vous préparons de nouveau un grand concours d'écriture. Un concours de nouvelles à thème. Le tout, bien sûr, illustré avec les sims. Pour de plus amples informations, rendez-vous sur le forum dans la partie évènements où vous trouverez les éléments du règlement.

En attendant bonnes vacances à tous ! {#}

lien permanent

Concours de l'été : résultats  (Concours de Nouvelles [juillet / août 2008]) posté le mercredi 03 septembre 2008 18:42

 

Organisé sur deux mois, juillet et août, afin de laisser le temps à tout le monde de s'organiser avec les vacances, le concours avait pour thème les Vacances bien évidemment.

Le but était de rédiger une nouvelle illustrée avec les Sims (bien entendu).

 

Avant de vous faire découvrir les oeuvres de nos trois gagnants, les voici

Flygon
Miss Crumble ou comment avoir l'homme de ses rêves à ses pieds

Koelia
La malédiction du manoir

Muur
La fin du voyage

 

Arrivés ex aequos avec 5 votes chacun, nous les félicitons vivement et nous remercions également les autres participants qui ont su nous émouvoir avec leurs récits de vacances, tranquilles ou catastrophes.

Vacances et crise de nerfs par Aziiat et maGma
New York, New York par Juliannews
C'est les vacances !! par Aria974
L'inconnu de l'océan par Angenoire

Vous retrouverez tous ces textes dans la partie Archives des Evènements.

lien permanent

Miss Crumble [...] à ses pieds . By Flygon  (Concours de Nouvelles [juillet / août 2008]) posté le mercredi 03 septembre 2008 18:42

 

En ce beau jour d’été, la fille était couchée sur le sol rose de sa chambre, avec à proximité d’elle un magazine acheté ce matin même et son ordinateur portable qui était éteint. Elle était seulement vêtue d’un pauvre pyjama avec des motifs divers sur le bas et des pantoufles bleus signé Maxis, qu’elle a sûrement récupéré à la décharge la plus proche. Sa coiffure était bien enfantine : deux couettes, l’une plus haute que l’autre et qui tombaient du même côté et qui tenaient à la tête à l’aide de deux jolies pinces blanches en plastique vendues chez Rosesims. Voici ce que porte les jeunes filles en mal d’amour, et surtout, fainéantes. Elle regarda la couverture de son magazine.

- Miss Crumble ? C’est qui elle ? Comment ça j’aurais l’homme de mes rêves à mes pieds ? Peuh nawak ce truc !! Mais testons quand même…

Elle se mit à tourner rapidement les pages, jusqu’à tomber à la bonne rubrique : « Miss Crumble, ou comment avoir l’hommes de ses rêves à ses pieds ». Elle commença à suivre scrupuleusement toutes les démarches…

« Tout d’abord, bonjour ! Vous êtes en mal d’amour ? Vous avez besoin d’aide pour conquérir l’homme que vous regardez de loin chaque jour ? No problem ! J’ai la solution à vos soucis ! Grâce à ma méthode 100% garantie, vous le ferez tomber à vos pieds ! Tout ça en quelques étapes ! Vous êtes prêtes ? C'est parti ! »

« Commencez par me ôter cet hideux vêtement qui vous sert de pyjama ! Maxis n’est pas le meilleur en habits. Moi je vous conseilles le maillot de bain pour cet été ! Et ceux de Lianasims sont absolument sublimes ! Vous avez la peau claire ? Optez pour du rouge ! Peau mat et foncée, je vous recommande le noir ! Et n’hésitez pas à ajouter quelques accessoires ! Elynia propose une grande collection de magnifiques colliers ! Lianasims vous propose de très jolis bracelets et sac de plage ! Le ruban autour de la taille fait fureur cet été ! »

« Passons maintenant à la coiffure, et au maquillage ! La tendance de cet été nous indique que les femmes aux cheveux ondulés gagnent en popularité ! Vous avez des cheveux courts, ou mi-longs ? Prenez donc comme exemple la grande mannequin de Peggysims qui est coiffée comme une reine, avec la tresse sur le côté ! Vous avez des cheveux longs ? Je vous recommande de les onduler, puis d’utiliser un joli bandana, un ruban ou encore un chapeau de paille ! Les mèches blondes sont à déconseiller pour les rousses.
Ensuite, le maquillage. L’été nous demande de rester naturelle ! Utilisez donc des produits qui donnent un effet réaliste et un teint qui va avec votre couleur de peau ! Je vous conseille la gamme Bruno, disponible chez MTS2 ! Le mascara d’Anva est vraiment le produit de ce moment ! N’hésitez pas sur le blush, mettez en tant que vous voudrez ! Le nouveau de LaPink donne un résultat impeccable. Un joli rose pale est idéal pour vos lèvres, quelque soit votre couleur de peau. »

 

« Et vous voila métamorphosée ! Vous êtes prête à séduire votre homme ! Allez-y, prenez votre téléphone, composez son numéro, et invitez le chez vous ! Vous le ferez tomber sous votre nouveau charme spécial été 2008 ! »



« PS : cette méthode ne marche pas si l’homme que vous convoitez est déjà en couple… »

lien permanent

La malédiction du manoir By Koelia  (Concours de Nouvelles [juillet / août 2008]) posté le mercredi 03 septembre 2008 18:42

Tout en jetant un regard à la pendule, Emmy poussa un profond soupir d’ennui. À cette heure, elle aurait dû être étendue sur la plage de la Salice à Antibes, au soleil, en train de papoter avec ses amis, pour profiter de ses dernières vacances d’étudiante… Au lieu de cela, elle se morfondait dans un cabinet de notaire perdu au fin fond de Lyon, et sans savoir pourquoi !

Mademoiselle Emilie Coulonges? Entrez, je vous prie!»
 Emmy pénétra dans le bureau en suivant le petit homme replet et s’assit dans le fauteuil réservé aux visiteurs. Décidément, comme la salle d’attente, la petite pièce poussiéreuse appelait les pensées moroses. Comme le notaire face à elle rassemblait quelques papiers, elle s’irrita.
«Dites, vous ne m’avez pas fait quitter la côte d’Azur en urgence pour que je vous admire travailler, si? Qu’avez-vous de si urgent à me communiquer qui ne puisse l’être par téléphone?»
Le notaire s’autorisa un discret sourire devant l’impatience de la jeune femme.
«Vous êtes la dernière héritière des barons de Marcigny, mademoiselle Coulonges. Et vu votre caractère, la digne descendante de votre arrière-grand-père!»
Emmy écarquilla les yeux.
«L’héritière de qui?
- Du baron François-Marie de Marcigny. Le grand-père de votre mère. Il est décédé il y a trois mois, et vous êtes sa seule héritière.
- J’ignorais que ma mère avait encore de la famille, vous êtes sûr de ne pas faire d’erreur?
- Sûr et certain, mademoiselle. Votre mère a rompu tout lien avec sa famille suite à… un différend dont je ne connais pas la nature exacte. Mais le baron ne l’a jamais perdue de vue, lui. Il était d’ailleurs présent aux obsèques de vos parents, il y a cinq ans.»
 Emilie sursauta, la gorge serrée.
«Mais pourquoi n’est-il pas venu se présenter? J’étais seule ce jour-là…»
 Le notaire haussa les épaules.
«Parlons de l’héritage, si vous le voulez-bien.
- De quoi s’agit-il exactement? s’enquit-elle, un peu inquiète.
- Tout d’abord, un manoir dans la Loire, dans un village à une trente kilomètres de Roanne, quelques avoirs financiers puis un bijou. Ce pendentif ne fait d’ailleurs pas partie de l’héritage, c’est un cadeau qui passe hors succession, et quelle que soit votre décision sur le reste de l’héritage, il est à vous.
- Un manoir? souffla la jeune femme. Mais c’est impossible! Et puis, je ne pourrais jamais l’entretenir… Sans parler des frais de succession, des impôts…»
 Le notaire hocha la tête. Son client avait bien prévu les réactions de son héritière.
«Parlons aussi des avoirs financiers: votre grand-père est issu d’une très riche famille, et il a suffisamment bien géré sa fortune pour qu’après que la succession soit réglée, vous puissiez faire face à tous ces problèmes pendant un certain temps…
- Un certain temps… Non, c’est trop beau pour être vrai!
- La seule condition est que vous viviez dans ce manoir pendant plus d’un an. Et ce n’est pas un piège: votre grand-père aimait le confort moderne! De plus, il avait transformé une partie de la demeure pour faire des chambres d’hôtes, ce qui lui permettait de payer l’entretien du domaine sans entamer le capital dont je vous ai parlé… Regardez-donc!»
 Emmy tendit la main vers le dépliant et écarquilla les yeux devant la demeure.
[center][img]http://img371.imageshack.us/img371/8168/nouvelle2copievr8.jpg[/img][/center]
«Comment pourrais-je refuser un tel héritage? Mais… Il s’occupait de tout? Quel âge avait-il?
- Il est mort à quatre-vingt dix ans, mademoiselle ! Un couple de gérants s’occupe du gîte. Vous pourrez contacter l’expert comptable qui s’occupe de la gestion. Mais prenez le cadeau du baron.»
 La jeune femme ouvrit avec émotion l’écrin en bois verni et poussa un soupir devant le pendentif en or, formé d’une rosace finement ciselée et d’une améthyste en son centre.
 Lorsqu’elle posa la main dessus, elle ressentit une étrange impression de chaleur.
«Aidez-nous!»
 La voix grave mais lointaine fit sursauter Emilie qui regarda fixement le notaire.
«Vous avez entendu?
- Entendu quoi, mademoiselle?
- Cette voix étrange! Qui disait "aidez-nous"?
- Non mademoiselle. Je n’ai rien entendu. Alors, que décidez-vous?»
 Emmy reposa le pendentif dans son écrin et hocha la tête. Elle avait l’impression que ses soucis de logement venaient de s’évanouir dans la nature!
«J’accepte. Quand puis-je m’installer?
- Dès que vous le souhaitez!»

 

***

 

La petite voiture pénétra dans le parc et suivit la longue allée avant de se garer dans le parking du gîte. Emilie en sortit et regarda tout autour d’elle, désorientée.

 

«Bonjour! Puis-je vous aider? Vous souhaitez louer une chambre?»
 Elle se retourna pour voir sortir de la demeure une dame un peu âgée qui s’avançait vers elle.
«Bonjour madame… En fait… Je suis Emilie…
- La fille de Cécilia! s’exclama la femme l’air réjoui. Entrez ma petite! Maître Hévrard m’a prévenue que vous arriviez aujourd’hui! Je vous ai tout préparé… Je suis Louise Joubeau, la gérante, et mon mari Henri doit revenir ce soir… C’est lui qui s’occupe des jardins et du potager!
- Vous connaissiez ma mère?
- Bien sûr! Elle a grandi ici! Elle ne vous en a jamais parlé?»
 Comme Emmy secouait la tête, Louise Joubeau poussa un grand soupir.
«Allons, venez, je vous emmène chez vous! Ici, c’est pour les touristes! Ce n’est pas que ce soit mal, mais… Tout est équipé pour que vous puissiez vivre indépendamment de nous, mais votre place est toujours réservée à notre table si vous le voulez!»
 Emilie écouta distraitement le bavardage amical de la bonne femme, se sentant emplie à la fois de bonheur et de crainte en visitant la demeure qui n’avait rien d’effrayant ni de sinistre.  Elle s’installa dans la chambre qui avait accueilli sa mère dans son enfance et déballa ses affaires avant d’appeler ses amis pour leur confirmer qu’elle ne redescendrait pas à Antibes. Mais elle n’osa pas leur parler de sa nouvelle demeure, ayant envie de la garder pour elle seule quelque temps encore. Et puis elle voulait tout savoir de cette famille à laquelle elle appartenait. Elle sortit le pendentif et le caressa doucement.
«Aidez-nous!»

 

Elle se retourna brusquement, mais la chambre était vide. Elle sentit ses jambes se dérober sous elle et s’effondra sur le lit, le cœur battant. Elle resta allongée quelques minutes avant de se secouer.
«Un fantôme? N’importe quoi! s’exclama-t-elle tout haut. Je frôle l’hypoglycémie, voilà tout!»
 Elle rangea soigneusement son pendentif avant de redescendre se régaler du repas préparé par Louise. Le mari de celle-ci sembla soulagé en la découvrant.
«Henri était sûr que vous refuseriez de venir! expliqua la gérante.
- Pourquoi refuserai-je un tel paradis? s’étonna Emmy.
- Votre mère ne vous a rien dit…
- Tais-toi, Henri! Cela ne nous regarde pas! coupa Louise d’un air fâché. Un peu de tarte, Emilie?»
 La jeune femme laissa la cuisinière la servir généreusement tout en se promettant d’avoir une conversation sérieuse avec son mari très rapidement.
 Dès le lendemain, elle le retrouva au fond du potager, en train de ramasser des haricots. Sans un mot, elle s’installa dans la rangée d’à côté et commença à l’aider. Lorsqu’ils eurent terminé, il se redressa en se tenant les reins et lui sourit.
«Votre mère venait toujours m’aider quand elle était petite, elle aussi. Elle aimait tellement cet endroit!
- Pourquoi ma mère a-t-elle coupé les ponts avec son grand-père alors?»
 Le jardinier soupira, jeta un coup d’œil vers la cuisine de sa femme et s’assit sur le banc.
«Assieds-toi, petite! j’espère que ça ne te gêne pas, que je te tutoie, mais tu ressembles tellement à ta mère, que j’ai l’impression de la retrouver. On a eu tant de peine quand on a appris cet accident… Enfin, elle a vécu heureuse, hein?
- Très heureuse avec mon père, je crois… Mais que s’est-il passé?
- J’espère que ça ne te fera pas fuir, mais si tu es là, c’est qu’elle ne t’a rien dit. Elle n’a pas eu le temps… Toutes les femmes qui héritent d’ici finissent folles… La mère du vieux baron s’est suicidée, ta grand-mère est morte dans un asile d’aliénés… Et ce n’est que la fin d’une longue série…

 

- C’est une plaisanterie! Et c’est pour ça que ma mère est partie?
- Parce que le vieux baron a voulu lui transmettre l’héritage à la mort de Blanche, ta grand-mère. Il disait qu’elle avait la force d’esprit de vaincre la malédiction… Ta mère a refusé de rester au manoir, elle est partie faire des études et n’est jamais revenue.
- C’est quoi, cette malédiction?
- Une voix qu’elles entendaient apparemment… Zut! Voilà Louise! Pas un mot de tout ça, promis?
- Promis…»
 Anxieuse, Emilie partit se promener vers le petit bois qui jouxtait la propriété. Toute cette histoire lui aurait semblé être un tissu d’âneries si elle n’avait déjà entendu cette fameuse voix… Elle s’allongea dans l’herbe et ferma les yeux quelques instants.

***

«Hé ho! Réveillez-vous! Tout va bien?»
 Emilie ouvrit les yeux et se redressa avec difficulté sur les coudes.
«Oups! Je crois bien que je me suis endormie! murmura-t-elle.
- Et sur ma propriété! fit la voix masculine rieuse derrière elle. Quel joli tableau d’ailleurs! »

 

 

Elle secoua la tête, l’esprit encore engourdi et observa avec attention l’inconnu qui lui souriait d’un air charmeur, adossé contre un arbre. L’homme n’avait sans doute pas plus d’une trentaine d’années et ses yeux pétillaient de malice. Il s’avança en lui tendant la main et elle la prit pour se relever.
«Marc Masevaux, j’ai passé l’inspection?
- Tout à fait! rétorqua-t-elle avec amusement. Vous n’avez pas l’air d’un croque-mitaine. Je suis Emilie Coulonges, je faisais le tour de ma nouvelle demeure…
- Nous sommes donc voisins! Vous êtes l’héritière?
- Et je n’ai pas peur des fantômes!
- On vous a donc raconté la malédiction? Et vous n’avez pas fui?»
 Emilie éclata de rire.
«En fait, on m’en parlé après que j’ai accepté de venir habiter ici… C’était trop tard, non?
- En tout cas, si vous voyez un revenant, faites moi signe! Je suis historien médiéviste, et j’aurai des tas de questions à lui poser! Bref! J’étais venu porter "ça" à la vieille Louise… fit-il en désignant un panier de champignons.
- Je lui donnerai si vous voulez! proposa Emmy, et Marc accepta d’un air soulagé.
- Merci beaucoup, aujourd’hui je suis très pressé, je dois ramener mes nièces à la gare. Elles ont quatorze et seize ans et m’en font voir de toutes les couleurs! Mais à très bientôt, jolie voisine!»
 Il disparut dans le bois et Emilie secoua la tête: un héritage, une malédiction et un voisin charmeur… Ça faisait beaucoup, quand même!

***

lien permanent



 

Accueil | PC | PS3 | 360 | Wii | PS2 | DS | PSP | IPHONE | Web |
Jeux du moment : Bioshock 2 PC | Bioshock 2 PS3 | Call of Duty : Modern Warfare 2 360 | F1 2009 Wii | Assassin's Creed II : Discovery DS