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Miss Crumble [...] à ses pieds . By Flygon  (Concours de Nouvelles [juillet / août 2008]) posté le mercredi 03 septembre 2008 18:42

 

En ce beau jour d’été, la fille était couchée sur le sol rose de sa chambre, avec à proximité d’elle un magazine acheté ce matin même et son ordinateur portable qui était éteint. Elle était seulement vêtue d’un pauvre pyjama avec des motifs divers sur le bas et des pantoufles bleus signé Maxis, qu’elle a sûrement récupéré à la décharge la plus proche. Sa coiffure était bien enfantine : deux couettes, l’une plus haute que l’autre et qui tombaient du même côté et qui tenaient à la tête à l’aide de deux jolies pinces blanches en plastique vendues chez Rosesims. Voici ce que porte les jeunes filles en mal d’amour, et surtout, fainéantes. Elle regarda la couverture de son magazine.

- Miss Crumble ? C’est qui elle ? Comment ça j’aurais l’homme de mes rêves à mes pieds ? Peuh nawak ce truc !! Mais testons quand même…

Elle se mit à tourner rapidement les pages, jusqu’à tomber à la bonne rubrique : « Miss Crumble, ou comment avoir l’hommes de ses rêves à ses pieds ». Elle commença à suivre scrupuleusement toutes les démarches…

« Tout d’abord, bonjour ! Vous êtes en mal d’amour ? Vous avez besoin d’aide pour conquérir l’homme que vous regardez de loin chaque jour ? No problem ! J’ai la solution à vos soucis ! Grâce à ma méthode 100% garantie, vous le ferez tomber à vos pieds ! Tout ça en quelques étapes ! Vous êtes prêtes ? C'est parti ! »

« Commencez par me ôter cet hideux vêtement qui vous sert de pyjama ! Maxis n’est pas le meilleur en habits. Moi je vous conseilles le maillot de bain pour cet été ! Et ceux de Lianasims sont absolument sublimes ! Vous avez la peau claire ? Optez pour du rouge ! Peau mat et foncée, je vous recommande le noir ! Et n’hésitez pas à ajouter quelques accessoires ! Elynia propose une grande collection de magnifiques colliers ! Lianasims vous propose de très jolis bracelets et sac de plage ! Le ruban autour de la taille fait fureur cet été ! »

« Passons maintenant à la coiffure, et au maquillage ! La tendance de cet été nous indique que les femmes aux cheveux ondulés gagnent en popularité ! Vous avez des cheveux courts, ou mi-longs ? Prenez donc comme exemple la grande mannequin de Peggysims qui est coiffée comme une reine, avec la tresse sur le côté ! Vous avez des cheveux longs ? Je vous recommande de les onduler, puis d’utiliser un joli bandana, un ruban ou encore un chapeau de paille ! Les mèches blondes sont à déconseiller pour les rousses.
Ensuite, le maquillage. L’été nous demande de rester naturelle ! Utilisez donc des produits qui donnent un effet réaliste et un teint qui va avec votre couleur de peau ! Je vous conseille la gamme Bruno, disponible chez MTS2 ! Le mascara d’Anva est vraiment le produit de ce moment ! N’hésitez pas sur le blush, mettez en tant que vous voudrez ! Le nouveau de LaPink donne un résultat impeccable. Un joli rose pale est idéal pour vos lèvres, quelque soit votre couleur de peau. »

 

« Et vous voila métamorphosée ! Vous êtes prête à séduire votre homme ! Allez-y, prenez votre téléphone, composez son numéro, et invitez le chez vous ! Vous le ferez tomber sous votre nouveau charme spécial été 2008 ! »



« PS : cette méthode ne marche pas si l’homme que vous convoitez est déjà en couple… »

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La malédiction du manoir By Koelia  (Concours de Nouvelles [juillet / août 2008]) posté le mercredi 03 septembre 2008 18:42

Tout en jetant un regard à la pendule, Emmy poussa un profond soupir d’ennui. À cette heure, elle aurait dû être étendue sur la plage de la Salice à Antibes, au soleil, en train de papoter avec ses amis, pour profiter de ses dernières vacances d’étudiante… Au lieu de cela, elle se morfondait dans un cabinet de notaire perdu au fin fond de Lyon, et sans savoir pourquoi !

Mademoiselle Emilie Coulonges? Entrez, je vous prie!»
 Emmy pénétra dans le bureau en suivant le petit homme replet et s’assit dans le fauteuil réservé aux visiteurs. Décidément, comme la salle d’attente, la petite pièce poussiéreuse appelait les pensées moroses. Comme le notaire face à elle rassemblait quelques papiers, elle s’irrita.
«Dites, vous ne m’avez pas fait quitter la côte d’Azur en urgence pour que je vous admire travailler, si? Qu’avez-vous de si urgent à me communiquer qui ne puisse l’être par téléphone?»
Le notaire s’autorisa un discret sourire devant l’impatience de la jeune femme.
«Vous êtes la dernière héritière des barons de Marcigny, mademoiselle Coulonges. Et vu votre caractère, la digne descendante de votre arrière-grand-père!»
Emmy écarquilla les yeux.
«L’héritière de qui?
- Du baron François-Marie de Marcigny. Le grand-père de votre mère. Il est décédé il y a trois mois, et vous êtes sa seule héritière.
- J’ignorais que ma mère avait encore de la famille, vous êtes sûr de ne pas faire d’erreur?
- Sûr et certain, mademoiselle. Votre mère a rompu tout lien avec sa famille suite à… un différend dont je ne connais pas la nature exacte. Mais le baron ne l’a jamais perdue de vue, lui. Il était d’ailleurs présent aux obsèques de vos parents, il y a cinq ans.»
 Emilie sursauta, la gorge serrée.
«Mais pourquoi n’est-il pas venu se présenter? J’étais seule ce jour-là…»
 Le notaire haussa les épaules.
«Parlons de l’héritage, si vous le voulez-bien.
- De quoi s’agit-il exactement? s’enquit-elle, un peu inquiète.
- Tout d’abord, un manoir dans la Loire, dans un village à une trente kilomètres de Roanne, quelques avoirs financiers puis un bijou. Ce pendentif ne fait d’ailleurs pas partie de l’héritage, c’est un cadeau qui passe hors succession, et quelle que soit votre décision sur le reste de l’héritage, il est à vous.
- Un manoir? souffla la jeune femme. Mais c’est impossible! Et puis, je ne pourrais jamais l’entretenir… Sans parler des frais de succession, des impôts…»
 Le notaire hocha la tête. Son client avait bien prévu les réactions de son héritière.
«Parlons aussi des avoirs financiers: votre grand-père est issu d’une très riche famille, et il a suffisamment bien géré sa fortune pour qu’après que la succession soit réglée, vous puissiez faire face à tous ces problèmes pendant un certain temps…
- Un certain temps… Non, c’est trop beau pour être vrai!
- La seule condition est que vous viviez dans ce manoir pendant plus d’un an. Et ce n’est pas un piège: votre grand-père aimait le confort moderne! De plus, il avait transformé une partie de la demeure pour faire des chambres d’hôtes, ce qui lui permettait de payer l’entretien du domaine sans entamer le capital dont je vous ai parlé… Regardez-donc!»
 Emmy tendit la main vers le dépliant et écarquilla les yeux devant la demeure.
[center][img]http://img371.imageshack.us/img371/8168/nouvelle2copievr8.jpg[/img][/center]
«Comment pourrais-je refuser un tel héritage? Mais… Il s’occupait de tout? Quel âge avait-il?
- Il est mort à quatre-vingt dix ans, mademoiselle ! Un couple de gérants s’occupe du gîte. Vous pourrez contacter l’expert comptable qui s’occupe de la gestion. Mais prenez le cadeau du baron.»
 La jeune femme ouvrit avec émotion l’écrin en bois verni et poussa un soupir devant le pendentif en or, formé d’une rosace finement ciselée et d’une améthyste en son centre.
 Lorsqu’elle posa la main dessus, elle ressentit une étrange impression de chaleur.
«Aidez-nous!»
 La voix grave mais lointaine fit sursauter Emilie qui regarda fixement le notaire.
«Vous avez entendu?
- Entendu quoi, mademoiselle?
- Cette voix étrange! Qui disait "aidez-nous"?
- Non mademoiselle. Je n’ai rien entendu. Alors, que décidez-vous?»
 Emmy reposa le pendentif dans son écrin et hocha la tête. Elle avait l’impression que ses soucis de logement venaient de s’évanouir dans la nature!
«J’accepte. Quand puis-je m’installer?
- Dès que vous le souhaitez!»

 

***

 

La petite voiture pénétra dans le parc et suivit la longue allée avant de se garer dans le parking du gîte. Emilie en sortit et regarda tout autour d’elle, désorientée.

 

«Bonjour! Puis-je vous aider? Vous souhaitez louer une chambre?»
 Elle se retourna pour voir sortir de la demeure une dame un peu âgée qui s’avançait vers elle.
«Bonjour madame… En fait… Je suis Emilie…
- La fille de Cécilia! s’exclama la femme l’air réjoui. Entrez ma petite! Maître Hévrard m’a prévenue que vous arriviez aujourd’hui! Je vous ai tout préparé… Je suis Louise Joubeau, la gérante, et mon mari Henri doit revenir ce soir… C’est lui qui s’occupe des jardins et du potager!
- Vous connaissiez ma mère?
- Bien sûr! Elle a grandi ici! Elle ne vous en a jamais parlé?»
 Comme Emmy secouait la tête, Louise Joubeau poussa un grand soupir.
«Allons, venez, je vous emmène chez vous! Ici, c’est pour les touristes! Ce n’est pas que ce soit mal, mais… Tout est équipé pour que vous puissiez vivre indépendamment de nous, mais votre place est toujours réservée à notre table si vous le voulez!»
 Emilie écouta distraitement le bavardage amical de la bonne femme, se sentant emplie à la fois de bonheur et de crainte en visitant la demeure qui n’avait rien d’effrayant ni de sinistre.  Elle s’installa dans la chambre qui avait accueilli sa mère dans son enfance et déballa ses affaires avant d’appeler ses amis pour leur confirmer qu’elle ne redescendrait pas à Antibes. Mais elle n’osa pas leur parler de sa nouvelle demeure, ayant envie de la garder pour elle seule quelque temps encore. Et puis elle voulait tout savoir de cette famille à laquelle elle appartenait. Elle sortit le pendentif et le caressa doucement.
«Aidez-nous!»

 

Elle se retourna brusquement, mais la chambre était vide. Elle sentit ses jambes se dérober sous elle et s’effondra sur le lit, le cœur battant. Elle resta allongée quelques minutes avant de se secouer.
«Un fantôme? N’importe quoi! s’exclama-t-elle tout haut. Je frôle l’hypoglycémie, voilà tout!»
 Elle rangea soigneusement son pendentif avant de redescendre se régaler du repas préparé par Louise. Le mari de celle-ci sembla soulagé en la découvrant.
«Henri était sûr que vous refuseriez de venir! expliqua la gérante.
- Pourquoi refuserai-je un tel paradis? s’étonna Emmy.
- Votre mère ne vous a rien dit…
- Tais-toi, Henri! Cela ne nous regarde pas! coupa Louise d’un air fâché. Un peu de tarte, Emilie?»
 La jeune femme laissa la cuisinière la servir généreusement tout en se promettant d’avoir une conversation sérieuse avec son mari très rapidement.
 Dès le lendemain, elle le retrouva au fond du potager, en train de ramasser des haricots. Sans un mot, elle s’installa dans la rangée d’à côté et commença à l’aider. Lorsqu’ils eurent terminé, il se redressa en se tenant les reins et lui sourit.
«Votre mère venait toujours m’aider quand elle était petite, elle aussi. Elle aimait tellement cet endroit!
- Pourquoi ma mère a-t-elle coupé les ponts avec son grand-père alors?»
 Le jardinier soupira, jeta un coup d’œil vers la cuisine de sa femme et s’assit sur le banc.
«Assieds-toi, petite! j’espère que ça ne te gêne pas, que je te tutoie, mais tu ressembles tellement à ta mère, que j’ai l’impression de la retrouver. On a eu tant de peine quand on a appris cet accident… Enfin, elle a vécu heureuse, hein?
- Très heureuse avec mon père, je crois… Mais que s’est-il passé?
- J’espère que ça ne te fera pas fuir, mais si tu es là, c’est qu’elle ne t’a rien dit. Elle n’a pas eu le temps… Toutes les femmes qui héritent d’ici finissent folles… La mère du vieux baron s’est suicidée, ta grand-mère est morte dans un asile d’aliénés… Et ce n’est que la fin d’une longue série…

 

- C’est une plaisanterie! Et c’est pour ça que ma mère est partie?
- Parce que le vieux baron a voulu lui transmettre l’héritage à la mort de Blanche, ta grand-mère. Il disait qu’elle avait la force d’esprit de vaincre la malédiction… Ta mère a refusé de rester au manoir, elle est partie faire des études et n’est jamais revenue.
- C’est quoi, cette malédiction?
- Une voix qu’elles entendaient apparemment… Zut! Voilà Louise! Pas un mot de tout ça, promis?
- Promis…»
 Anxieuse, Emilie partit se promener vers le petit bois qui jouxtait la propriété. Toute cette histoire lui aurait semblé être un tissu d’âneries si elle n’avait déjà entendu cette fameuse voix… Elle s’allongea dans l’herbe et ferma les yeux quelques instants.

***

«Hé ho! Réveillez-vous! Tout va bien?»
 Emilie ouvrit les yeux et se redressa avec difficulté sur les coudes.
«Oups! Je crois bien que je me suis endormie! murmura-t-elle.
- Et sur ma propriété! fit la voix masculine rieuse derrière elle. Quel joli tableau d’ailleurs! »

 

 

Elle secoua la tête, l’esprit encore engourdi et observa avec attention l’inconnu qui lui souriait d’un air charmeur, adossé contre un arbre. L’homme n’avait sans doute pas plus d’une trentaine d’années et ses yeux pétillaient de malice. Il s’avança en lui tendant la main et elle la prit pour se relever.
«Marc Masevaux, j’ai passé l’inspection?
- Tout à fait! rétorqua-t-elle avec amusement. Vous n’avez pas l’air d’un croque-mitaine. Je suis Emilie Coulonges, je faisais le tour de ma nouvelle demeure…
- Nous sommes donc voisins! Vous êtes l’héritière?
- Et je n’ai pas peur des fantômes!
- On vous a donc raconté la malédiction? Et vous n’avez pas fui?»
 Emilie éclata de rire.
«En fait, on m’en parlé après que j’ai accepté de venir habiter ici… C’était trop tard, non?
- En tout cas, si vous voyez un revenant, faites moi signe! Je suis historien médiéviste, et j’aurai des tas de questions à lui poser! Bref! J’étais venu porter "ça" à la vieille Louise… fit-il en désignant un panier de champignons.
- Je lui donnerai si vous voulez! proposa Emmy, et Marc accepta d’un air soulagé.
- Merci beaucoup, aujourd’hui je suis très pressé, je dois ramener mes nièces à la gare. Elles ont quatorze et seize ans et m’en font voir de toutes les couleurs! Mais à très bientôt, jolie voisine!»
 Il disparut dans le bois et Emilie secoua la tête: un héritage, une malédiction et un voisin charmeur… Ça faisait beaucoup, quand même!

***

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La fin du Voyage By Muur [2]  (Concours de Nouvelles [juillet / août 2008]) posté le mercredi 03 septembre 2008 18:42

Prenant ma fille par la main, je la déposai dans la maison et me dirigeai vers celle de mon docteur  infidèle bien décidé à lui débiter tout ce que je pensais de lui. La porte étant ouverte, je m'empressai de rentrer et de monter l'escalier, comme s'il m’était familier. Entendant du bruit dans la chambre de Raphaël, je me permis de rentrer. Avec effroi, je vis le docteur agenouillé prés de son fils inanimé, ensanglanté avec un fusil à côté.

Hurlant, je redescendis en courant. Puis sortant sans me retourner, j'allai chercher ma fille, l'engouffrai dans ma voiture avant de démarrer hâtivement. Je roulai le plus vite possible avec la fuite comme seul objectif.

 

Trop fatiguée pour être aux aguets, je ne remarquai pas que la route se courbait. Je ne sentais pas non plus ma voiture se désengager du chemin tracé. Subitement, j'eus l'impression d’être suspendue dans le vide. Une impression qui ne dura que quelques millisecondes pendant lesquelles j'eus quand même le temps d'avoir une pensée pour ma chère petite à qui j'abrégeai injustement l’existence par ma négligence. Puis ce fut le néant, je sombrai dans l‘inconscience.
Lentement je revins à moi, je perçus le doux contact d'un drap propre sur ma joue, j'entendis murmurer, j'ouvris les yeux et je le vis.

En reconnaissant le meurtrier, je me remis désespérément à hurler.
«-Du calme chuchota Raphaël ce n'est qu'un stupide malentendu et je pense qu'il est temps de t'expliquer.»  Comment être calme quand on se trouve en face d'un homme coupable d’infanticide!
La porte au fond de la pièce s'ouvrit et je vis Manon entrer.  J'aurai dû m'en douter, la Manon que je connaissais était tout l'opposée d'une fragile déprimée. Qu'avait-ils fait de la vrai Manon? L'avait-ils tuée elle aussi? Avaient-ils déposé un piége sur la routes? J'aurai du me méfier, tant de choses clochaient depuis mon arrivée...
Quand la fausse Manon arriva près de mon lit, elle dit:
-Nous avons tout fait pour retarder le moment où nous serions obligés de tout vous dévoiler. Mais mon frère a raison, il est temps maintenant.
Son frère? Je ne comprenais pas,  peu importait ce qu'ils devaient  me dire, je voulais juste voir ma fille...Mon voeu fut exaucé la seconde d'après car je vis Angéla entrer en disant « Je suis là maman». Je manquais de défaillir remarquant qu’elle était suivie d’Angelo.
"-Angelo! Criai-je tu es vivant!
-Non il est mort répondit ma fille et moi aussi...
Ma première réaction fut le déni. Je me levai brusquement, et poussai ma fille vers la porte.
-Ce n'est pas vrai Angéla, tu m’entends, ils t'ont menti! Ils sont fous et sans doute dangereux. Vite il faut sortir d'ici!" criai-je affolée.

 

Raphaël se colla contre la porte et me dit tout doucement:
«-Personne ne quittera cette pièce, pas avant que vous n'ayez compris...Je suis désolé Elise mais nos enfants ont raison. Ils sont morts, et nous aussi Elise.»
 Je m’arrêtai comme anesthésiée, paralysée par la peur, je le laissais continuer. Il parla longuement, expliqua qu’il était le frère de Manon, qu’il était décédé trois ans plus tôt le même jour qu’Angelo dans des circonstances que je connaissais. Il n’avait jamais tué son fils, c’était un accident, il n’en voulait pas à Manon mais uniquement au destin.
«-Quand on est vivant, continua-t-il nous pensons que le temps est permanant, que seul notre monde est réel. Mais lorsque nous mourons nous entrons dans une nouvelle dimension.Un monde fait pour nous, uniquement pour nous, même s'il arrive que plusieurs personnes se retrouvent dans la même dimension. Le temps s'écoule différemment, il n'est plus linéaire mais devient cyclique et se répète incessamment. Ainsi tous les jours nous revivons les derniers instants de notre vie et les premiers de notre mort, ou plutôt de notre entrée dans notre nouveau microcosme. Vous êtes entrés dans le notre après votre accident. N'avez vous pas remarqué que les choses se répétaient depuis votre arrivée?  Ne vous êtes vous pas demandé comment il était possible de sortir sans blessures de cet accident de voiture?»
Je tremblais, je ne parvenais pas à les croire, je ne voulais pas les croire... Je regardai Raphaël, qui avait finalement l'air plus désolé que malinttentioné. Je voulais qu'ils me disent qu'ils plaisantaient, que j'étais en train de rêver, que j'allai me réveiller.
Puis enfin je compris qu'ils ne m’avaient pas menti: l'accident qui que nous revivions tous les soirs, la nourriture qui semblait se régénérer, le téléphone qui avait cessé de fonctionner, Manon qui…Manon! Que faisait-elle ici? N’était elle pas sensée vivre? M’accrochant à cette incohérence qui me rendait l’espoir, je soufflai:
-Et toi Manon? Dis moi que ce n’est pas vrai. Tu es vivante Manon, que ferait tu ici?
La jeune fille me regarda d’un air ennuyé
-Je me suis suicidé, avant votre arrivée, je n’arrivais plus à supporter, je n’arrivais plus à vivre après les avoir vu mourir. Je ne me suis jamais remise…Je sais que j’étais égoïste envers ma marraine, mais au moins elle pourra s’occuper de sa famille maintenant. Avant de m’injecter la substance qui devait me tuer, je les ai appelé. Ils étaient présents quand je suis passée de l’autre côté, et c’est peut-être pour cela que suis entrée dans leur dimension cet après-midi là. De la même façon que nous vous avons vu arriver…
J’avais la réponse à ma question, sans dire un mot, je sortis sur le balcon. Tremblante, je devais me rendre à l’évidence. Angéla fut la première à venir me rejoindre et je m’excusai car par ma faute jamais elle ne grandirai.
«-Ce n’est pas grave maman, me répondit-elle.Maintenant nous sommes en vacances pour toujours. 
Puis ce fut Raphaël qui vint et me chuchota:
«-Excuse moi de t’avoir laissé dans l’ignorance. Je voulais éviter que vous soufriez comme moi lorsqu’enfin j’ai compris…Je voulais d’abord que tu te sentes bien ici…Le plus dur pour nous est de ne pas avancer, de perpétuellement tout recommencer. Mais à cinq nous nous habituerons.»
Manon descendit sur la plage avec les enfants, les voyant s’éloigner en riant, je me résignais. Je regardais Raphaël, et lui chuchotai que nous aurions l’éternité pour nous aimer désormais.

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Septembre : Illustrations de contes  posté le mercredi 01 octobre 2008 18:41

En Septembre un grand concours a été organisé pour illustré un des contes de notre enfance.

Nous avons reccueilli 9 participations, toutes créatives et inventives ! mais c'est Nennvial qui remporte ce concours avec sa superbe illustration de Barbe-Bleue de Charles Perrault :

 

La curiosité est un bien vilain défaut

Barbe-Bleue

Charles Perrault

 

Bravo à elle et merci à tous les participants !

Livrés à eux mêmes de Starwoman (Hansel et Gretel des frères Grimm)
Sous la neige de Finette (la petite fille aux allumettes d'Andersen)
Petite fille allongée dans la neige de Aria (la petite fille aux allumettes d'Andersen)
Nuit agitée de Juliannews (La princesse au pois d'Andersen)
Couleur rouge sang de Tifet (Le petit Chaperon rouge de Perrault)
Ecume de Myszka (La petite Sirène d'Andersen)
La mille et unième de Koelia (Les Mille et Une Nuits, contes arabes)
Ensorcellement de Parthénia (Le Compagnon du Voyage d'Andersen)

 

Notons un certain succès de ce cher Hans Christian Andersen, qui a défaut d'être un grand optimiste de la vie, est une intarissable source d'inspiration !

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Octobre : Magie et Sorcellerie  (Evènements 2008) posté le dimanche 12 octobre 2008 22:18

 

Pour le thème d'octobre, pas de concours, juste du fun !!
Le début d'année scolaire n'a pas été facile pour tout le monde et pour octobre, on s'est dit que nous méritions tous de nous amuser.

Nous avons choisi d'aborder le thème de la magie et de la sorcellerie qui va nous permettre de nous amuser, d'imaginer et de rêver.

Faites défiler vos sims
Dans ce sujet, déguisez vos sims, déguisez-vous !!
Fêtons Halloween tout le mois !
Vous pourrez nous montrer ici des images de vos sims dans des cadres magiques, en costumes de monstres, de démons, de sorcières et sorciers.
Et laissez votre imagination et votre délirium s'exprimer ! Amusez-vous simplement !
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Le Grimoire de Critisims
Dans ce sujet, on va constituer un livre de recettes, de potions. Libre à vous de les inventer ou de les piocher sur internet (mettre un lien vers le site) ou dans Harry Potter qu'en sais-je ^_^
Ce serait évidemment plus marrant si c'était nous qui les inventions toutes. Elles seront publiées à la fin du mois (ou en cours) sur le blog.
Ensemble nous allons concocter le Grimoire de CritiSims.

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