Celui-ci ne semblait pas pouvoir s’arrêter, comme
s’il était possédé par une
créature démente. Dana attrapa Ash par le bras,
inquiète.
« -K-Kenneth ?.. » balbutia Leila, qui recommençait à avoir les larmes aux yeux. Cette jeune femme avait toujours été sensible et trouillarde depuis qu’elle s’était faite agressée dans la rue un soir de Noël, il y a trois ans de cela. Alors que le soleil était couché, celle-ci revenait à pieds du centre-ville, faute de taxi, les bras remplis de cadeaux et autre friandises délicieuses. Or, pour retourner chez ses parents, elle avait le choix entre un chemin très long mais sûr et une avenue sombre et étroite très peu fréquentée mais qui lui ferait gagner un temps précieux. Optant pour le raccourci et ne réalisant pas vraiment le danger volontaire qu’elle courrait, Leila entreprit donc de traverser ce dédale de ruelles, paquets en main. Tout se déroula très vite. Deux hommes encapuchonnés l’avaient menacée d’un couteau. Elle leur avait tout donné ; ses paquets, son portefeuille, son manteau, son écharpe et même ses chaussures. Une fois qu’ils l’avaient dépouillée, l’un d’entre lui avait assené un violent coup dans la nuque (dont elle garda des séquelles) et, sous le choc, elle s’était évanouie sur le sol enneigé, pieds nus et bredouille. Ce fut un jeune couple, qui se promenait dans les alentours, qui la retrouva quelques heures plus tard.
« -K-Kenneth ?.. » balbutia Leila, qui recommençait à avoir les larmes aux yeux. Cette jeune femme avait toujours été sensible et trouillarde depuis qu’elle s’était faite agressée dans la rue un soir de Noël, il y a trois ans de cela. Alors que le soleil était couché, celle-ci revenait à pieds du centre-ville, faute de taxi, les bras remplis de cadeaux et autre friandises délicieuses. Or, pour retourner chez ses parents, elle avait le choix entre un chemin très long mais sûr et une avenue sombre et étroite très peu fréquentée mais qui lui ferait gagner un temps précieux. Optant pour le raccourci et ne réalisant pas vraiment le danger volontaire qu’elle courrait, Leila entreprit donc de traverser ce dédale de ruelles, paquets en main. Tout se déroula très vite. Deux hommes encapuchonnés l’avaient menacée d’un couteau. Elle leur avait tout donné ; ses paquets, son portefeuille, son manteau, son écharpe et même ses chaussures. Une fois qu’ils l’avaient dépouillée, l’un d’entre lui avait assené un violent coup dans la nuque (dont elle garda des séquelles) et, sous le choc, elle s’était évanouie sur le sol enneigé, pieds nus et bredouille. Ce fut un jeune couple, qui se promenait dans les alentours, qui la retrouva quelques heures plus tard.

Depuis cet incident, Leila fut suivie par un psychologue et
fut régulièrement examinée.
Malgré les années qui passèrent, la séparant toujours un peu plus de ce traumatisme, Leila continuait cependant d’être fragile. Extrêmement fragile. Elle avait eu beaucoup de chance de s’en être sortie. Un second choc pourrait lui être fatal.
« - J’ai compris ! » se mit à ironiser Kenneth, ne parvenant plus à contenir son fou rire nerveux. « - C’est une blague ! Vous me faites une blague, c’est ça ? Hein ? Alleeez, sortez les caméras cachées !! » hurlait-t-il.
« - J’espère que tu as raison, Kenneth… » souffla alors Dana.
« - Evidemment que j’ai raison !! Sérieusement, dire que j’y ai cru pendant un instant !! Ha ! Ha ! »
Ash l’observa se tordre de rire. Il était fou. Oui, fou. Mais il avait tout de même une bonne raison. Ils étaient six – non, cinq désormais – cloitrés dans une auberge au milieu de nulle part, ils avaient tous reçu cette fameuse lettre anonyme qui leur donnait rendez-vous dans cet endroit perdu, Kevin était mort vraisemblablement d’une crise cardiaque alors qu’il n’avait jamais eu de problème de cœur et Laila avait disparu ! Oui, en effet, il y avait de quoi péter les plombs.
« - Calme-toi Ken…J’ai malheureusement l’impression que tout ceci est bien vrai. » marmonna Ash, priant pour qu’il ait tort.
« - NON JE NE ME CALMERAI PAS ! MAINTENANT J’AIMERAIS BIEN, SI CE N’EST PAS TROP VOUS DEMANDER, DE CESSER DE JOUER AVEC MES NERFS !! »
Jules intervint alors, visiblement en colère.
« - Ça ne vous dérange pas trop de hurler comme ça dans une auberge ?! Vous n’êtes pas seuls à ce que je sache !! »
« - Attendez, nous allons clarifier tout ça… » Sur ces mots, Ash prit son ami par l’épaule et le fit asseoir sur une chaise en bois à proximité.
« - On va tous inspirer et expirer calmement, ok ? Et ensuite, on fera le point. »
Malgré les années qui passèrent, la séparant toujours un peu plus de ce traumatisme, Leila continuait cependant d’être fragile. Extrêmement fragile. Elle avait eu beaucoup de chance de s’en être sortie. Un second choc pourrait lui être fatal.
« - J’ai compris ! » se mit à ironiser Kenneth, ne parvenant plus à contenir son fou rire nerveux. « - C’est une blague ! Vous me faites une blague, c’est ça ? Hein ? Alleeez, sortez les caméras cachées !! » hurlait-t-il.
« - J’espère que tu as raison, Kenneth… » souffla alors Dana.
« - Evidemment que j’ai raison !! Sérieusement, dire que j’y ai cru pendant un instant !! Ha ! Ha ! »
Ash l’observa se tordre de rire. Il était fou. Oui, fou. Mais il avait tout de même une bonne raison. Ils étaient six – non, cinq désormais – cloitrés dans une auberge au milieu de nulle part, ils avaient tous reçu cette fameuse lettre anonyme qui leur donnait rendez-vous dans cet endroit perdu, Kevin était mort vraisemblablement d’une crise cardiaque alors qu’il n’avait jamais eu de problème de cœur et Laila avait disparu ! Oui, en effet, il y avait de quoi péter les plombs.
« - Calme-toi Ken…J’ai malheureusement l’impression que tout ceci est bien vrai. » marmonna Ash, priant pour qu’il ait tort.
« - NON JE NE ME CALMERAI PAS ! MAINTENANT J’AIMERAIS BIEN, SI CE N’EST PAS TROP VOUS DEMANDER, DE CESSER DE JOUER AVEC MES NERFS !! »
Jules intervint alors, visiblement en colère.
« - Ça ne vous dérange pas trop de hurler comme ça dans une auberge ?! Vous n’êtes pas seuls à ce que je sache !! »
« - Attendez, nous allons clarifier tout ça… » Sur ces mots, Ash prit son ami par l’épaule et le fit asseoir sur une chaise en bois à proximité.
« - On va tous inspirer et expirer calmement, ok ? Et ensuite, on fera le point. »